Dimanche 20 août 2006 à 0:28

Dans la chambre des lordoses
Où grandit inserein
Mon apétit d'oiseau
Je considère le sidéral où je cogite
Comme un espace où te rejoindre

Nul n'est venu, nous voilà seule à seul

Tu bas des cils et me regardes
Je grimpe à des hauteurs
Phéromonales
Sans même connaître
La peur bleue du ciel

L'équilibre précaire de mes cellules
Se met en place
Tu te pavanes
Avant nos incendies
Dans ta robe légère et parfumée

De près, le très léger duvet de ta joue
Prolonge ta beauté
Lèvres à peine ouvertes
Un souffle
Blancheur d'une canine
Indiscrète

Ta bouche a la fraîcheur des fontaines
Ta langue vive comme un poisson
Filant dans l'onde

Tes doigts m'invitent à exister
Dans d'autres dimensions
Ton sourire de femme curieuse
Avide des détails
Regard d'attention

Petite machine se balance
Muscles, doigts, visage
Tu me compostes,
Tu m'oblitères,
Tu me valides

Lent glissement vers le sol
Où git déjà le matelas
Sans perdre le contact.
Tu t'étends et m'attends

Dehors, la neige redessine le monde
L'enveloppe de surdité
Pendant qu'en ce silence
Nous partageons la joie
Ainsi qu'un peu de feu…

Par Barbarian le Mardi 22 août 2006 à 15:45
C'est très très KIOUTE!
Par lesyeux le Mardi 22 août 2006 à 22:24
je viens de m'apercevoir que tu étais toi-même blogueur en lisant tes coms don tj ete remercie
très joli texte...j'aime bien les textes d'hommes sur l'amour et le désir
 

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